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Analyse comparée des pratiques de REX entre l’industrie chimique et l’industrie nucléaire

Auteur(s)
Safiétou Mbaye
Numéro
2010-05
Nombre de pages
42 pages
Type dans la collection
Apport de la recherche
Centre d'intérêt
Le Retour D'Experience

Analyse comparée des pratiques de REX entre l’industrie chimique et l’industrie nucléaire

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Résumé

Ce document propose une analyse des pratiques de REX concernant la sécurité au travail dans les industries chimiques et nucléaires. L’analyse vise à appréhender le contexte organisationnel, les fondements, la structuration ainsi que les acteurs du REX. Ce document propose également une synthèse du regard critique porté par les acteurs de l’organisation sur les pratiques de REX dans ces deux industries. L’analyse s’appuie sur des entretiens et l’analyse de documents dans deux usines d’une entreprise du secteur chimique en France, et deux centrales nucléaires de production d’électricité en France.

L’analyse suggère que les pratiques de REX sur les accidents au poste de travail dans les deux entreprises étudiées sont assez semblables, autant en ce qui concerne le modèle d’accident sur lequel se fonde la démarche que dans leur objectif de systématiser l’analyse et la remontée d’informations sur les incidents et accidents vers la direction, mais aussi par leur mise en œuvre au travers d’outils informatiques. Les résultats indiquent que le REX est davantage organisé pour favoriser le contrôle de la sécurité par les instances dirigeantes des entreprises que pour assurer l’apprentissage à partir de l’analyse des accidents passés.

Dans les deux entreprises étudiées, la démarche de REX sur les accidents au poste de travail implique une charge de travail importante pour les cadres de l’organisation, principaux responsables et animateurs du dispositif. Le langage essentiellement gestionnaire et décontextualisé utilisée pour formaliser la démarche, la complexité des logiciels de saisie, et la nature remontante et centralisée du processus impliquent que le REX est parfois perçu par les acteurs de terrain comme un outil répondant davantage aux préoccupations stratégiques de la direction qu’aux besoins de terrain. Enfin, le rôle limité accordé dans la démarche aux victimes des accidents (et en particulier leur non-participation à la phase d’analyse) ainsi que la nature parfois opaque de la communication sur l’accidentologie induit une déconnexion entre cadre et ouvriers concernant les messages de prévention.

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