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L’apport des théories du sensemaking à la compréhension des risques et des crises

Une synthèse de la contribution des théories du sensemaking (la fabrication du sens, du à Weick) à la compréhension de la manière dont les gens réagissent aux situations à risque.
Auteur(s)
Hervé Laroche
Véronique Steyer
Numéro
2012-06
Nombre de pages
27 pages
Type dans la collection
Apport de la recherche
Centre d'intérêt
Les Facteurs Humains Et Organisationnels De La Securite

L’apport des théories du sensemaking à la compréhension des risques et des crises

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Résumé

Les théories du sensemaking, ou fabrication de sens, analysent la manière dont ceux qui participent à une action, et qui sont confrontés à une interruption, répondent à deux questions: Que se passe-t-il? Que faut-il faire maintenant? Les personnes plongées dans l’action ont souvent des difficultés à rester au contact du monde, et cette faillite de la fabrication du sens peut avoir des conséquences dramatiques. En s’appuyant sur de nombreuses études de cas, les auteurs présentent les fondements de la théorie du sensemaking — due au célèbre psychosociologue américain Karl Weick — et ses principaux apports.

Le document s’intéresse aux différents facteurs et éléments influençant la capacité des participants à une action à rester en «contact» avec ce qu’il se passe dans «le monde». Notamment, il examine les difficultés à détecter des signes de dégradations de la sécurité, à signaler des anomalies, à adapter son action et à improviser de façon appropriée face à des situations imprévues. Il souligne notamment l’importance de la qualité des interactions entre membres d’un collectif de travail, à adapter les processus de décision pour que expertise et expérience priment sur hiérarchie (et permettre que les décisions à fort impact soient prises par les personnes disposant de la meilleure connaissance de la situation), ainsi que la manière dont le cadre et la culture organisationnels peuvent faciliter ou entraver la fabrication d’un sens menant à une action adaptée. Les facteurs pouvant influer sur le sensemaking sont analysés selon quatre axes: les facteurs individuels, les caractéristiques de la situation de travail, les facteurs liés au collectif de travail, et l’impact des processus d’organisation.

En fin de document, cinq principes d’organisation visant à contrer les différents phénomènes négatifs liés à la perte de sens face à une situation risquée sont exposés.

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