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Négocier pour plus de sécurité

Une « ingénierie de la négociation » productrice de sécurité dans les industries à risque.

Équipe & laboratoires

  • Arnaud Stimec, sciences de gestion, maître de conférences, Université de Reims, France
    > Site : http://www.univ-reims.fr/

Contexte et enjeux

Les organisations ont fait ces dernières années de nombreux progrès dans le domaine de la gestion des risques. Une prise de conscience progressive des enjeux les a conduites à mettre en place des référentiels intégrés et normalisés définissant les processus, les plans et les procédures de gestion des risques et des crises. Toutefois, ces systèmes formalisés portent en eux une approche optimisatrice (technique et organisationnelle) qui ignore l’ensemble des activités de négociation, déviantes ou régulatrices, à caractère plus ou moins informel, inhérentes aux activités à risque. Toute démarche de management de la sécurité des organisations à risque ne devrait-elle pas également « penser » ces négociations et activités négociatoires ?

Question de recherche

Le projet vise à mieux identifier et connaitre ces activités de négociation sur les plans suivants : sur quoi les activités de négociation portent-elles ? (le risque, les solutions, la légitimité des acteurs…). Quelles formes prennent-elles ? (type de négociation, arbitrage, médiation…). Quels sont les réseaux d’acteurs concernés ?
Quand ces pratiques sont-elles constructives ? Efficientes ? Sources de déviance ?
L’hypothèse centrale du projet est que plutôt que de considérer la négociation comme une dégradation de l’idéal optimisateur des gestionnaires, ces activités de négociation peuvent être aussi productrices de sécurité par les effets qu’elles induisent en termes de responsabilisation des acteurs et de redéfinition des organisations en fonction des contingences de la situation risquée.

Productions

Bases d’une « ingénierie de la négociation » susceptible d’habiliter les acteurs en les dotant d’outils, d’espaces et de ressources managériales. Tout en préservant les dimensions émergentes et informelles des négociations, cette « ingénierie de la négociation » les encadrent et les orientent dans le sens de la sécurité afin d’en faire une des dimensions de la performance organisationnelle.
Ses résultats devraient être utiles au sein d’organisations constituées mais encore dans le cadre de réseaux d’organisations (par le biais de relations de sous-traitance par exemple ou dans le cadre des relations entre autorité de régulation et industriels). Ils s’adresseront principalement aux décideurs de ces organisations.

Publications et communications

Des publications sont en cours de rédaction par l’équipe de recherche.

En savoir plus sur ce projet

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