Pourquoi ce sujet ?
Dans les entreprises industrielles, un constat récurrent : la bureaucratisation va croissant. Le domaine de la sécurité n’y échappe pas : procédures qui s’accumulent, contrôles qui se multiplient, systèmes formels de plus en plus lourds, etc. Autant de dispositifs souvent mis en place pour répondre à des exigences réglementaires plus fortes, mais qui finissent par peser au quotidien.
Au-delà du coût administratif et de la perte de temps, d’autres effets négatifs pour les acteurs sont associés à cette complexification : surcharge, sentiment de perte de sens, impression d’inutilité du travail accompli et affaiblissement du sens des responsabilités lorsque la sécurité se résume à des mécanismes abstraits.
Plus préoccupant encore, ces dispositifs peuvent être déconnectés des réalités du travail et, paradoxalement, nuire aux objectifs de sécurité qu’ils cherchent à servir.
Face à ce constat, la simplification apparaît comme une évidence, mais elle soulève des questions : faut-il réduire le nombre de règles et de contrôles, intervenir sur l’organisation des systèmes de management, ou transformer certaines pratiques de travail et de pilotage ? À quel niveau agir ? Et surtout, comment s’assurer que simplifier ne se traduise pas par une baisse de la performance de sécurité ?
Ce sont ces questions, à la fois pratiques et stratégiques, qui justifient de traiter ce sujet de manière structurée au travers d’une analyse stratégique.
L'analyse stratégique
Méthodologie
L’analyse stratégique est une méthodologie de travail développée par la Foncsi. Elle vise à assurer une recherche de haut niveau sur une durée particulièrement courte (18-24 mois), et à installer un continuum de l’innovation entre recherche et industrie.
Elle se déroule en quatre étapes clés :
- L’état de l’art et la problématisation
- Le séminaire académique international
- La confrontation avec les pratiques industrielles
- Le séminaire industriel
En savoir plus sur les analyses stratégiques
L'équipe projet de cette analyse
Les experts d’entreprises et autres organisations associées à cette analyse
• Audrey Marquet & Kevin Guelle, ASNR (ex-IRSN)
• Sylvie Thellier & Caroline Lavarenne, ASNR (ex-ASN)
• Cécile Laugier, Christophe Yobou & Antoine Moreau, EDF
• Marie Pietre-Cambacedes & Franck Plougastel, Enedis
• Véronique Rannou & Bruno Dufossé, EPSF
• Benjamin Razaiarisoa, Icsi
• Romuald Périnet, Sylvie Beugnet & Julien Picherit, Natran
• Emmanuel Musche, Virginie Renard & David Catarino, OPPBTP
• Daniel Soldini, Razel-Bec
• Géraldine Réal & Éric Genet, RTE
• Célia Levy & Isabelle Vaucelles, SNCF
• Erwan Huvet & Sébastien Majoux, Suez
• Nicolas Forest & Michel Klein, TotalEnergies
• Virginie Papillault, UIC
• Sigrid Clavieras & Canisius Gassa, UTP
Les experts scientifiques
• Caroline Kamaté, responsable de programmes Foncsi
• Hervé Laroche, animateur de programmes Foncsi
• Stéphanie Tillement, IMT Atlantique
• Corinne Bieder, directrice scientifique Foncsi